La dernière étude soutient le butoxyde de pipéronyle (PBO) d'Olyset® Plus dans chaque conception de fibre

Les Moustiquaires Imprégnées d'Insecticide Longue Durée (MILD) ont eu le plus important impact de toute intervention, y compris des médicaments, pour la réduction de cas de paludisme et de morts. Toutefois, les gains fantastiques réalisés par l'utilisation de ces moustiquaires sont actuellement fortement menacés, suite à la résistance aux insecticides. Étant donné qu'une seule classe d'insecticides - les pyréthrinoïdes - a été utilisée depuis que les MILD sont venus sur le marché il y a 15 ans, les moustiques y ont développé une certaine résistance. Les moustiquaires assurent une protection physique lorsqu'elles sont intactes, mais souvent les MILD ne dissuadent ni ne tuent plus les moustiques.  Il est également connu que l'effet critique communautaire qui peut protéger les non utilisateurs de moustiquaires se perd également. 

C'est un fait avéré qu'un des types principaux de résistance développée par les moustiques est métabolique, via les enzymes P450. Ceci signifie que le moustique est en mesure de métaboliser les pyréthrinoïdes, les rendant inefficaces. Cependant, les connaissances tirées des travaux effectués dans d'autres domaines tels que la technologie aérosol montre que le synergiste butoxyde de pipéronyle (PBO) agit comme un agent bloquant de ces enzymes et que l'activité du pyréthroïde est  heureusement restaurée. Suite à la résistance croissante signalée, Sumitomo Chemical a développé Olyset® Plus, une nouvelle génération de MILD basée sur la technologie Olyset Net éprouvée, mais incorporant le PBO dans toutes les fibres, conjointement avec la perméthrine.

Les principaux enjeux pour les fabricants de cette nouvelle catégorie de moustiquaires sont doubles :

1.            le maintien de l'évolution uniforme du PBO par les fibres jusqu'à la surface ;

2.            où mettre le PBO, qui est très vulnérable à une dégradation UV.

D'importance primordiale, la moustiquaire Olyset Plus présente une évolution régulière du PBO, assurant que le PBO et l'ingrédient actif de la perméthrine évoluent et s'échappent au même rythme. Les chercheurs ont correctement indiqué dans le passé que la majorité des moustiques vont tout d'abord sur le toit de la moustiquaire, au fur et à mesure que l'odeur/la chaleur/l'humidité du dormeur monte verticalement. Par suite, lors de la conception de la moustiquaire, certains constructeurs mettent logiquement le PBO uniquement sur le toit de la moustiquaire. Toutefois, à Sumitomo, nous estimons qu'il s'agit d'une stratégie risquée, car dans certains cas, les moustiques peuvent attaquer non seulement le toit de la moustiquaire, mais également les côtés.

Cette hypothèse a maintenant fait ses preuves grâce aux travaux du Dr JF Sutcliffe de l'Université Trent de l'Ontario, Canada. (Poster ASTMH LB-5010 - 2016). Lors des expériences de laboratoire avec Anopheles gambiae, le Dr Sutcliffe a découvert que même AVEC circulation latérale de l'air de 0,1 m/s, l'activité sur le toit a diminué de 88 % et l'activité latérale a augmenté de 500 %. Lors de la circulation de l'air à une vitesse supérieure de 0,4 m/s, l'activité sur le toit a diminué de 95 % et l'activité latérale a augmenté de 6000 %. En résumé, le Dr Sutcliffe a déclaré: « Il semble que le panache de chaleur/d'humidité/d'odeur de l'occupant monte dans l'air statique, rassemblant les moustiques sur le toit de la moustiquaire et qu'il est perturbé par un faible courant d'air transversal qui provoque la redistribution des moustiques en d'autres parties de la moustiquaire. Les initiatives visant à améliorer la ventilation transversale dans les maisons pour augmenter l'utilisation des moustiquaires peuvent avoir des effets inattendus et éventuellement contre-productifs ». 

La stratégie de Sumitomo Chemical consistant à mettre du PBO et de l'insecticide sur tous les côtés et sur le toit d'Olyset Plus a donc fait ses preuves et sa performance restera inchangée, quelles que soient les conditions de circulation de l'air dans la maison.